Carnet de voyage 3 Chine - Garage L

Garage L

Carnet de voyage 3 Chine

Chine, printemps 2008

Texte et image 1

Chine

25 02 2008, Yangshuo

Ca y est ! La Chine ! Vraiment un autre monde ! D’abord warning. 3 millions d’habitants. Des tours partout. D’immenses immeubles. Et tout le monde dans la rue qui se retourne pour me regarder.
Dans le bus j’étais avec un français et un israélien ; nous avons pris une chambre ensemble et avons marché dans la ville, riche et moderne.
Le matin train avec l’israélien jusqu’à Guilin et de nouveau dans la rue tout le monde qui se retourne pour me dévisage, parfois avec un air stupéfait. J’ai marché dans un parc où il y avait des singes et des écureuils, mangé dans un super restaurant.
Et puis un bus et arrivée à Yangshuo. Il pleut. Ici on ne peut rien lire, rien du tout. Parfois je ne comprend même pas ce qu’ils vendent dans les magasins. Je partage la chambre avec l’israélien, 4 euros chacun. Et la bouffe est donnée, ¼ d’euro la soupe dans la rue. Autour de la ville des montagnes très belles, un temple au sommet d’une d’entre elles. Mais il pleut. Pour la 1ère fois depuis le début du voyage j’ai l’impression de vivre une aventure même si les villes sont hyper-modernes. Et je vais tester la poste chinoise.

[e-mail : Et bien voila, je suis en Chine et c’est vraiment un autre monde. Le premier jour, a Nanning tout le monde se retournait sur moi dans la rue, certains avec un air ahuri. Le deuxieme jour a Guilin, pareil. Pourtant c’est sense etre touristique. 3eme jour, je suis arrive a Yangshuo et ici c’est bon, je ne suis pas le seul touriste en ville. Les villes chinoises, sauf ici, sont incroyables de modernisme. Tours, gratte-ciels, jeunes filles semblant sortir de mangas, musique techno...c’est tres bon marche, je partage une chambre avec un Israelien rencontre dans le bus pour 2 euros la nuit, et 50cts d’euro um plat dans la rue.
J’ai pris un cours d’echecs chinois avec un peintre et ce soir je vais prendre un cours de peinture chinoise. Il est aussi poete et parle un bon Anglais ce qui est tres rare.2 euros l’heure le cours d’echecs, 3 la calligraphie, 3,50 la peinture. Il pleut, il fait froid, c’est l’hiver a Yangshuo, les demoiselles sont tres jolies a regarder et comme elles me devisagent rien ne m’empeche d’en faire autant.
La ville est entouree de pics magnifiques, il y a des minorites ethniques, et apparemment de belles balades a faire quand le temps le permettra. je vais zoner ici un moment. Premier courrier parti, pas de probleme a la poste.]

27 02 2008, 2ème lettre de Chine, Mardi ?

Une ville pleine de petits ponts où je me suis déjà égaré 2 fois, des touristes (surtout chinois), des restos, des magasins de souvenirs, les montagnes encerclant l’agglomération, des commerçants qui ne vous sautent pas dessus en criant comme au Vietnam...
1er cous d’échecs chinois. Amusant. Reconnaître les pièces les unes des autres est un vrai casse-tête. Le soir à l’hôtel j’ai joué avec le réceptionniste et j’ai gagné la partie. Du coup il a appellé un copain pour venger l’honneur de la Chine et je me suis fait ratatiner.
1er cours de peinture chinoise aussi. Ca a été légérement délirant. J’avais apporté de la bière et le maître a été vite un peu saoul.
Quand j’ai commencé à découper des bouts de feuille à la main pour coller l’arbre sur l’enveloppe il ne comprenait plus du tout ce qui se passait. A un moment il m’a dit : « que pourrait-on peindre ? Un bâteau sur la rivière ?. » Et j’ai répondu : « pourquoi pas une moto ? » Ca l’a renversé.
Bon il m’a aussi appris que quand on mélange du bleu et du jaune on obtient du vert.
Il ne comprend pas que je me fiche de peindre la deux millionième barque sur la rivière, mais ce qui m’interèsse c’est apprendre à manier le pinceau et l’encre à leur façon.
Il ne pleut plus. Il fait vraiment froid.

29 02 2008

Et comment fait-on quand on est malade en Chine ? J’ai la crève. Et si ça s’aggrave ça va être terrible. Il faut prendre des mesures radicales.
A midi : potage. Je suis allé dans une échoppe qui vend à manger. Personne n’y parle anglais. M’aidant des photos aux murs et montrant les ingrédients j’ai fait confectionner une soupe. Les dames étaient atterrées de me voir ne prendre que le bouillon. J’ai bu aussi une Red-bull (interdit en France). Puis après-midi au lit regardant la chaîne sportive chinoise : Liverpool-Milan ( football), finale du championnat américain des Cheerleaders (!!!), basket, ping-pong, arts martiaux.
Le soir ou je jeûnais ou je me faisais plaisir. Je suis allé dans un resto d’un français qui vit ici depuis 5 ans. Saumon fumé et sa terrine de brocolis, tarte à l’oignon, pâtes au basilic. Puis je suis allé dans un bar autralien et j’ai aligné les grogs, jouant aux cartes et au billard avec des espagnols et une hollandaise, puis billard avec des chinoises.
Ce matin la température est remontée, ma crève n’est plus qu’un rhume et demain on annonce, d’après le patron du café-librairie où je prends mon petit déjeuner, 19° dans l’après-midi. J’ai repéré un square où les gens font le Taï-chi, la gymnastique et où les joueurs d’échecs se retrouvent. Je vais aller y faire un tour et voir s’ils acceptent de jouer avec un débutant.

01 03 2008

Assis dans le parc, je regarde un groupe qui joue au croquet. Plus loin des musiciens répètent : 3 violons chinois (violon à 2 cordes dont le manche est perpendiculaire à la caisse et se jouant avec un long archet), 1 flutiste qui parfois utilise aussi une boucharde, 2 chanteuses ; c’est parfois joli et romantique, parfois ça fait penser à une scie musicale pour les vibratos, en tout cas on est loin de ce que pensait Berlioz de la musique chinoise : (de mémoire) une troupe de chats en train de miauler. Un peu partout des joueurs de cartes, cartes chinoises illisibles, et de dominos. Des mères avec leurs enfants. Quelques chiens pékinois. Une dame fait ses exercices de Taï-chi avec un éventail. J’ai joué aux échecs chinois dans le parc, mais je me suis fait écrabouiller, ça viendra, j’ai du mal avec le canon qui prend en sautant par-dessus une pièce, et avec les pièces en général qui ont un caractère pour les différencier et pour moi le chinois c’est de l’hébreu.
Le soir au bar tenu par une chinoise ayant vécu en Australie un chinois prof de biologie engage la conversation. Mais il veut parler du Tibet et je m’y refuse. Il insiste, je lui dis que je ne souhaite pas parler politique.
Ici on ne peut pas accéder à Wikipédia. Parfois une page refuse de s’ouvrir dans les nouvelles de Libé sans que j’en comprenne la logique.
Le prof de bio travaille 20h par semaine et a fait la grimace quand la note de sa bière est arrivée. Les bars à touristes sont beaucoup plus chers. Après je l’ai battu 3 fois au billard. Je n’arrive toujours pas à saisir ce que les chinois auraient de différents des autres peuples. Je vois des gens qui rient, qui se disputent, qui expriment des émotions, des jeunes filles faisant du shopping en jean, il y a des palisanteries, des malotrus, des personnes aimables.
Et je me suis inscrit à Couchsurfing. Je vais voir si je peux être logé par des chinois à Guangzhou (Canton) ou Hong-Kong.

09 03 2008, Yangshuo

Les jours ont passé, je suis toujours à Yangshuo. Il y à 2 jours une dame chinoise m’a amené chez elle pour que je joue aux échecs avec son frêre qui est un champion régional. Je l’avais battue 10 fois de suite alors son frêre l’a vengée en en faisant autant.
La maison est hors du quartier touristique, on y accède par un chemin boueux et l’intérieur était affreusement misérable. Murs en béton nu avec quelques clous où pendent des sacs plastiques, par terre un âtre de 3 briques où brûlent 2 bambous, un petit cuiseur d’où sort 2 fils électriques à nu qui se détachent quand le petit garçon de la maison passe. J’ai joué le père Noël pour quelques euros allant avec elle au marché, il n’est pas dans les guides celui-là, j’ai acheté un canard, un monceau de légumes, de la bière.
Pour cuire le canard : le débiter de telle sorte que chaque morceau ait son os attaché, laisser la tête, les pattes. Dans le wok mettre huile de palme, sel, gingembre, anis étoilé, faire revenir, rajouter le canard, puis de la bière, puis du navet, puis du poireau. On mettra une herbe dont je ne connais le nom qu’au dernier moment. A part une sauce affreusement pimentée.
De mon côté j’ai cuisiné oignons, carottes et tomates.
Manger en foutant des bouts d’os partout pendant que le gamin pisse par terre par son pantalon fendu.
Après le repas boire de la bière en se curant le nez et en racontant des histoires de sexe. Dehors la pluie redouble, rotez de satisfaction.
La dame vous dit que vous pouvez rester pour la nuit, vous dormirez avec le frêre sur un grabas par terre. Vous émettez la suggestion que plutôt avec elle, mais non, c’est avec le frêre. Vous partez et allez jouer au billard dans le bar de nuit australien. Un chauffeur de moto-taxi vous aborde et vous propose une fille (30 euros) ou toutes les filles, pour la nuit, du bordel (80 euros) et veut vous montrer leurs photos sur son téléphone. Plus loin une dame vous propose des very very young girls. Il va falloir apprendre à dire : « casse-toi, dégage » en chinois.
Ma soeur m’envoie mes mails avec photos su Sénégal où elle est en boubou dans une familled’un de ses amis. J’ai trouvé un truc pour contourner la censure chinoise sur le net, omniprésente, y compris parfois de façon absurde.
Hier soir soirée avec 3 français et 2 suisses, 2 français vivant à Shangaï et parlant chinois, les 2 suisses je risque de les retrouver au Yunnan, au Tibet ou au Népal. Mais je les ai longuement abandonnés pour suivre des anglais, gallois, australiens et 1 argentin, tous buvant de la bière en poussant des rugissements, unis par l’amour du ballon ovale.
J’ai vraiment eu le feeling en apprenant les échecs chinois, ça me permet un peu partout de me mêler aux gens sans parler la langue et quand je gagne ils sont épatés qu’un touriste y arrive.
Ballades aussi le long de la rivière, ou au marché touristique pour chinois. Car ici il y a plus de touristes chinois qu’occidentaux. Les jeunes filles ont des jeans avec des strass, le nombril à l’air, des serre-tête avec des fleurs en plastique.
Ah oui, et la dame que j’ai rencontré est issue d’une minorité, les Miaos (orthographe non garantie), mais avec aussi une ascendance mongole. J’ai essayé de la convaincre d’aller dans son village dans la montagne, à 5 heures de bus, mais là-bas les gens n’ont jamais vu d’occidentaux et elle n’est pas sur de leur réaction. Tant pis, ici chacun a des anecdotes sur la grossièreté des gens, hier j’ai vu un attroupement de chinois, c’était parce que plusieurs touristes étaient noirs, et une foule les regardaient comme des bêtes curieuses au zoo.
Toi-même tu ne sais pas clairement pourquoi tu es venu ici (Gao Xingjian).

17 03 2008, Yangshuo – jeudi

Je ne pensais pas rencontrer quelqu’un et faire l’amour en Chine...

19 03 2008, Yangshuo

La dame que j’avais rencontrée est venue vendredi matin en pleurant me dire que son fils s’était brûlé gravement avec une casserole d’eau bouillante, qu’il était à l’hôpital de Guilin, qu’elle n’avait plus d’argent, ayant tout donné à l’hôpital, pour le bus pour aller le voir et pour manger.
J’ai été plus que septique, « décidément, me suis-je dit, pas moyen en voyage de rencontrer quelqu’un sans que ce soit une histoire d’argent. » J’ai pensé aussi qu’elle était une très bonne comédienne, toutes ses larmes paraissaient sincères.
Et puis je lui ai dit que j’allais l’accompagner à l’hôpital. On a pris le bus, 1€40 chacun, un taxi (80 cents).
Il a fallu une heure pour trouver la chambre du petit, car c’était arrivé quand elle n’était pas chez elle.
Une chambre de 6. 3 enfants, 3 adultes. Tous brûlés. Voir un occidental les surprenaient. Les infirmières se succédaient pour me regarder par la vitre de la porte. Quand j’allais fumer une cigarette tout le monde me dévisageait.
Le pire est quand j’ai joué aux échecs chinois dans le couloir avec un visiteur. Je n’avais rien remarqué, assis sur mes talons et concentré sur le jeu, mais il y avait une telle foule pour regarder l’étranger qui battait les chinois aux échecs que les docteurs, et a fortiori les chariots et brancards ne pouvaient plus passer. Une infirmière m’a prié d’arrêter de jouer.
Comme on est en pays communiste tout est payant à l’hôpital. Chaque soir arrive la facture détaillée : oreiller, alèse, perfusion, soins, médicaments, lit de camp etc. Il y a eu une scène très pénible, comme la copine ne pouvait pas payer ils ont décidé d’expulser le bébé de l’hôpital. Un militaire est arrivé. Il voulait que je paye 300 euros et visiblement la copine expliquait que je n’étais pour rien dans l’histoire. Après négociation j’ai donné20 euros et ils le gardent un jour de plus le temps que la mère se fasse envoyer de l’argent par sa famille.
Je suis allé faire des courses au marché voisin. 6 cuvettes par-terre avec des poissons vivants c’est le poissonnier. On l’achète et on va au resto en face qui le cuit avec des légumes au choix et du riz. Ca fait 1 euro le repas.
Et trouver un hôtel. 4 euros. Et chercher un café le matin. Oh, une soupe de pâtes au piment, ça c’est facile ! Finalement j’ai acheté des sachets de café et au marché on m’a donné un verre et de l’eau chaude.
Et dans la chambre d’hôpital passé le moment d’étonnement on n’a plus trop fait attention à moi et j’ai pu voir de très près les familles présentes.
Et l’infirmière qui ferme le tiroir et bloque la perfusion. Et le chinois qui persiste à me parler en chinois, répétant les même phrases.
Et celui qui parle anglais et voudrait que je lui paye un DVD. Me prend pour un con celui-là.
Et je suis reparti par le bus, il vaut mieux, la facture de l’hôpital est majorée quand je suis présent. Bientôt Hong-Kong.

19 03 2008

Il y a eu le dernier après-midi à Yangshuo. Des nappes de brouillard couvraient les sommets des pics. Il pleuvait. Un chinois voyant mon jeu m’a proposé une partie et le présompteux a dit qu’il jouerait avec une pièce en moins. Il a pris une raclée mémorable. Il y a eu le dernier verre au 98, le bar australien. Et puis le bus de nuit. Couchettes trop petites j’ai du dormir 2 heures. Dans la nuit apparaissaient et disparaissaient des montagnes, des forêts, des villes et villages. Arrivée à Shenzhen, une petite ville de 10 millions d’habitants. Comme une gigantesque banlieue avec la défense au centre. Descendre du bus et trouver comment aller à la frontière. Personne ne parle anglais, un policier me fait signe : 7. Je prends le bus 7 . Frontière avec Hong-Kong, vite passée. Puis un train qui traverse tout Hong-Kong. Succession de collines boisées, de zones de HLM, de lieux résidentiels, de gratte-ciels. Je sors du métro et marche dans la foule les yeux levés vers ces monts d’acier, de béton et de verre.
Je trouve un hôtel, 12 euros la nuit. Une cellule sordide de la largeur du lit. Et je sors marcher. Tous les 100 m des indiens ou pakistanais, je ne sais, me proposent des filles, des Rolex, un hôtel. Partout des boutiques de luxe et je vois défiler les vitrines, Channel, Armani, Vuitton, Lacoste, Empari, Rolex, des élégantes marchent altières faisant leur shopping de produits de luxe, des jeunes filles me toisent, celui-là est-ce qu’il m’offrirait une robe Doli Gabana si je couche ?
Hong-Kong c’est aussi cher qu’en France. Et je me demande ce que je fous là. Les magasins ne m’intéressent pas. Peut-être un coup de fatigue. Je rentre tôt à l’hôtel après un tour à la baie, au terminal des ferry. J’essaye de lire un livre de Jean Mougron, mais finalement je regarde 24 heures. Les infos en anglais sont bien plus libres qu’en Chine, et celles sur le Tibet sont plutôt objectives et complètes. Car c’est la merde au Tibet. Une révolte a fait de nombreux morts, l’armée occupe Lhassa et arrête les gens. Les frontières sont fermées aux touristes et journalistes. Les tibétains font des émeutes dans d’autres villes en Chine et les militaires tirent.
Peut-être que je ne pourrais pas aller au Tibet dans un mois.

20 03 2008

J’ai déménagé. Je suis passé de Mirador Mansions à Chungking Mansions. Ce sont les 2 adresses pas chères.
Hong-Kong a peut-être la plus forte densité de population du monde. Marcher dans la rue c’est être au fond d’un ravin entre des falaises immenses d’immeubles.
Ma nouvelle guest-house (10 euros) est habitée par des indiens et des africains. 2 jeunes femmes souriantes à la réception (4m). Les hongkongais parlant tous anglais et souvent aussi entre eux. Le vieil immeuble de 17 étages est farci de guest-houses, d’hôtels, d’ateliers de confection. L’entrée, le hall, est une agora africaine et indienne, il y passe des hadjis, des boubous, des pakistanais chargés de ballots, des somaliennes et des travellers à sac à dos.
A ce propos, petit Poucet, j’ai semé en route mon parapluie et, plus embêtant, la clé de l’antivol de vélo accrochée à la poignée du sac. Du coup je suis allé dans un magasin mais pas de grand sac à dos à moins de 130 €.
Il y a ici 600 clubs privés. Les restos, cafés sont en étage des immeubles. Il doit falloir des années pour connaître une ville pareille.
Dans la chambrette j’ai la télé. Une chaîne anglophone de Hong-Kong : ce soir elle passe des courses de chevaux. Une chaîne chinoise de sport : beaucoup de foot anglais. 2 chaînes chinoises : films d’arts martiaux et propagande militariste. TV5 Monde, chaîne française : des jeux, des feuilletons débiles et y surnagent quelques bons trucs, documentaires et art et culture.
Et comment rencontrer les gens dans cette mégalopole ?
Alors par contre les hongkongais sont hyper-disciplinés. Pas de voitures qui brûlent les feux, ni de piétons traversant n’importe où. Les trottoirs sont bondés mais fluides, pas de bousculades, d’incivisme absolu comme ailleurs.
Entre Cartier et Bulgari était garée une Rolls-Royce (ou Bentley) Corniche.
J’ai raté Incubus et Santana. Il y a Harry Connick Jr et Zingaro en ville (60 €).
Ferais-je du tourisme ? Le plus long escalator du monde. 800 m. Le funiculaire. Le Bouddha assis de 34 m de haut. Disneyland (non là je plaisante, j’irais pas).
Il y a dans les rues des panneaux d’information sur la grippe aviaire. Un tueur (pakistanais) de prostituées a été arrêté. Il y a déjà un imitateur. Les professionnelles défilent dans la rue demandant la protection de la police.
Je suis allé prendre un café au « Café de Paris ». On y parle pas français et il n’y a que des chinois, hommes d’affaires, joueurs de cartes, amoureux... en étage bien sur.
Et le soir des néons clignotants, des écrans géants sur les façades des gratte-ciels. Ca fait un peu Blade-runner.
Arthur Clarke est mort. L’auteur du chef-d’oeuvre Dune [sic]. Dans la rue aujourd’hui on m’a proposé des « massages », des filles, des hôtels, du hash.

22 03 2008

Au rez-de-chaussée de l’immeuble où est ma guest-house je me suis rendu compte en cherchant une laverie qu’il y a un dédale de magasins : épiceries, pâtisseries, électronique, fringues, souvenirs. Et des restaurants. Le soir je mange dans une resto indien, un trou de 5 tables. A le fin du repas un couple entre et s’assied près de moi. Je regarde la jeune femme et me dit : mais je la connais. Puis je pense que c’est impossible. Retrouver une copine ici, comme ça, c’est trop invraisemblable. Et je ne vais pas lui dire « est-ce que je vous ai déjà rencontré quelque part ? », son copain va me mettre un pain.
C’est elle qui me dit : « On se connait non ? ». C’est Julie Sarah, avec Léo. C’est bien elle. De Forcalquier. Tous 2 travaillent pour le cirque Zingaro. On parle, on rigole, on s’extasie sur le hasard qui nous fait nous rencontrer dans ce boui-boui à Hong-Kong. Comme je lui parle à un moment de l’antivol dont j’ai perdu la clé et qui va rester accroché à mon sac, Léo me dit de venir avec eux le lendemain au cirque où il me le coupera.
Vendredi matin, petit déj’ avec Julie Sarah dans un bar qu’ils connaissent et où l’on peut fumer. Puis taxi jusqu’au cirque.
Le châpiteau et les annexes dressés au milieu des tours, en face de l’autre côté de la baie, un amas de gratte-ciels. Léo me fait visiter les stales des chevaux et de l’âne. Je rencontre la couturière, un musicien roumain, des artistes équestres, des techniciens. On fume des pétards, on va boire un coup à l’embarcadère des ferries. Et soudain c’est la panique. Ce vendredi est le jour férié à Hong-Kong et le public est en train d’arriver pour une séance à 18 h. Les téléphones chauffent pour appeler tout le monde. Les cavaliers arrivent et font faire de rapides échauffement aux chevaux. Il manque 3 violonistes, ah ! Les voilà !
Léo et le technicien lumière (qui est d’Aubignosc) me trouvent une place et j’assiste au spectacle. Ensuite repas tous ensemble et on part en virée à une dizaine à Central, 2 rues de la soif au milieu des gratte-ciels, on enfile les bières et les joints, on traîne dans un square en béton surplombé par des immeubles de 35 étages, avec un membre de la troupe on se raconte des histoires de jeu de rôle et de flics dans les années punk.
Et retour à 3 h du matin, essayant de trouver un sens au destin qui fait se rencontrer 4 bas-alpins à Hong-Kong

25 03 2008, Hong-Kong

Il y a quelque chose de magique à commencer une lettre par : Hong-Kong.
De temps en temps dans la journée je sors fumer une cigarette à l’entrée de l’immeuble Chungking Mansions où est ma guest-house. Le monde entier y passe en 10 minutes. Tour à tour défilent devant moi des femmes en boubou, des indiens parfois enturbannés, des britanniques roux en casquette à carreaux, des chinois de toutes sortes, du porteur de colis à l’élégante en mini-jupe, des émirs moyen-orientaux, des voyageurs à sac à dos et je reste là, ravi, devant ce mélange d’humanité. Parfois, dans des blogs, je vois le Chungking Mansions qualifié de sordide. Mais je n’y vois rien de sordide, je vois juste des humains de la Terre qui y vivent.
Ma chambre est minuscule, certes. Toutefois tous les jours on la nettoie et me change draps et serviettes.
Hier je suis rentré à 17h. La patronne m’a invité à prendre le thé et m’a offert une part de gâteau. Alors aujourd’hui je suis sorti acheter des chocolats pour elle et les jeunes femmes de l’hôtel. Je suis allé pour cela à Harbour City. C’est un immeuble immense, près de l’embarcadère des ferries. Il regroupe des hôtels (de luxe), un centre d’affaire et 700 magasins. J’ai acheté une boîte de truffes à l’orange pour presque le même prix que ma chambre. La patronne était ravie et gènée et les chocolats (Royce) se sont avérés être japonais. J’y ai trouvé aussi une papeterie et articles de beaux-arts. J’en cherchais une vainement depuis mon arrivée. Je me suis laché. Crayons à papier (j’ai perdu le mien), stylo-pinceaux, gouache, papier, enveloppes, un Stabilo très fin. J’ai fait l’enveloppe avec tout ce nouveau matériel.
Et je marche dans les rues, souvent la tête levée à regarder ces architectures urbaines verticales, il n’y a pas deux gratte-ciels semblables et dans des rues étroites on peut avoir le vertige en regardant en l’air, sensation inhabituelle.
Et je n’ai pas encore décidé de la suite du voyage. Je ne vais pas retourner en Chine, c’est sur. L’Inde surement. Mais Delhi ? Bombay ? En essayant de me faire accueillir chez quelqu’un ? Et je n’ai aucun guide de voyage. J’internete le matin dans une boutique d’une vieille chinoise qui souvent s’engueule avec les clients mais sourit quand j’arrive. Il a suffit de quelques gestes gentils.
Et puis la nuit Hong-Kong s’illumine de tous ces néons. Les gratte-ciels s’irisent de lumières géométriques changeantes. Les rues palpitent de couleurs vives. La ville vibre d’incandescences bariolées.
Du café où je suis, sur 20 m, je vois une quarantaine de néons fixes ou clignotants.
Le café où je vais est :
1 gay et lesbien. Le patron qui est allemand ressemble à Nick Cave. Son amant est afro-américain. Les client(e)s ne se cachent pas.
2 fumeur. S’y retrouvent des amateurs de cigares. Et les accrocs de la cigarette.
3 on y joue aux échecs.
Et il y a de la bonne musique.
Et Macao ?
Ca vient, ça vient.

29 03 2008, Hong-kong

2 h du mat, je rentre à la guest-house un peu îvre. Les taxis s’embouteillent draguant les clients. Les prostituées me lancent des oeillades mais je marche, tête baissée, les ignorant.
Aujourd’hui je suis allé au rugby village des Sevens. C’est l’EVENEMENT à Hong-kong. Le tournoi de rugby à 7. Au stade les places valent 100 €, 80 en marchandant. Alors je suis allé au village du rugby où il y a un écran géant et des tas de supporters. J’ai croisé les wallabies australiens en route pour jouer. Des spectateurs sont en kilt. D’autres arborent la rose. Il y a des drapeaux à fleur d’érable et le match d’Afrique du Sud déchaîne une ovation.
Bon, j’ai vu jouer la France contre Hong-kong. Comme j’étais le seul français je n’ai pas trop montré mon enthousiasme à l’égalisation à 1 minute de la fin qualifiant les français.
Bizarrement, alors que je connais, quoi ? 10 personnes à H-K ? je suis arrivé en même temps que l’ami du patron de bar que je fréquente. Il était avec un client.
Rugby = bière. Normalement je ne bois jamais d’alcool avant le soir mais là j’ai bu une bière et j’ai été pompette surtout avec le soleil. Et puis j’en ai eu marre d’être là, dans ce lieu artificiel, coincé entre les immeubles et le stade et je suis rentré par le métro et j’ai eu une bouffée de bonheur, whaou je suis dans le métro de HONG-KONG !!!
Le soir je suis allé manger dans un resto d’une galerie marchande, immense. Et j’étais le seul occidental. Jesentais bien que tout le monde me regardaient, des gens commentaient ma façon de manger. C’était un retour en Chine profonde.
Et le soir dans le bar habituel. Les parties d’échecs et les whiskies. Et puis je suis invité demain, dimanche, à aller marcher dans la montagne, en passant par la forêt des singes. Une marche d’une journée.
Moi je ne fais pas trop de tourisme. J’avais bien envie d’y aller dans cet endroit mais c’était trop artificiel d’y aller seul. Et puis voilà, mon désir se réalise PAR HASARD !!! Cela me ramène à cette voie : le karma yoga.
Et puis, bonne nouvelle, il n’y a pas besoin de visa pour le Népal. On peut le faire en arrivant à l’aéroport. Alors c’est décidé. Un petit tour à Macao et puis direction Katmandou. Youpi !!! Je vais aller voir les montagnes où trônent les dieux.

Texte et images 2

01 04 2008, H-K

Dimanche on s’est retrouvé à la station de métro Prince Edward. Un tour dans un supermarché, un escalier qui descend au sous-sol d’un immeuble, juste une petite affichette à l’entrée. Comment trouver un endroit pareil ? On est 7. 3 chinois, 1 israélien, 2 allemands et moi. Un des chinois est peut-être hétéro. Le bus 81 et puis on arrive. On a marché 6 h dans le parc, par des sentiers de randonnée bien aménagés. Partout des singes. Parfois, au détour d’un chemin, la forêt tropicale débouche sur une vue des centaines de gratte-ciels.
On croise beaucoup de randonneurs. Il y en a qui ont la tenue complète. Bonnes chaussures, sac à dos gourde, canne en titane. L’israélien est en short coupé dans un jean et en hin-han rouge fluo. Dorian aussi est en tong, en paille et plastique.
Il y a des arbres en fleur, des papillons, une profusion de végétation. Abi, l’israélien rachète son pistolet à eau à un gamin et se met à arroser à tout-va. Les singes, les promeneurs, les gardes du parc.
Et on marche, et on marche. Très sportif la journée. Le soir après quelques joints de hasch indien on va au resto. Des tables en plastique sur le trottoir au milieu de gratte-ciels miteux. Un repas de poisson, crustacés, légumes, riz, arrosé de bière. Les plats se succèdent ou chacun plonge ses baguettes. 5 euros chacun.
Et je rentre et j’ai une grosse ampoule au pied. Macao devra attendre un peu.

02 04 2008

10h10. Métro de Mongkok. J’attends et regarde les gens passer. Et puis ils arrivent comme une bande de naufragés. 2 métros. Un bus nous voilà à l’île de Lantau.
Marche d’un bord à l’autre de la ville puis en longeant la côte. Montagne, mer, forêt tropicale. Arrêt devant des arbres à papillons. Un émerveillement. Et la forêt de mimosas ! On ne croise que des randonneurs. Sur un chemin une chapelle avec les dieux, l’encens, les fruits et une broderie du paradis et des dieux étonnante. Sportif, une marche très sportive. Sur la fin j’alternais course et marche. Sortir de la jungle et voir la mer, une plage déserte. Raisins secs et banane. Boisson énergétique et eau. Pétards.
Arrivée dans un village de pêcheurs et magasins vendant du poisson séché. L’odeur !
Retour en bus. Au loin dans la montagne le Bouddha assis de Lantau, le plus grand, Bouddha assis du monde, et puis le soir repas chinois dans un restaurant caché au 1er étage d’un immeuble, merci à Boris le mongkongais.

Putes indiennes vérolées
Tsin tsa chui
Odeur d’anis étoilée et de piment
Restaurants de Kowloon
Photos devant la statue de Bruce Lee
Avenue des stars
Hong-kong ! Hong-kong !

03 04 2008

04 04 2008

[e-mail : Ce matin j’ai envoye un courrier de Macao.
- Et t’as joue au casino a Macao ?
- Ben non.
Franchement les casinos c’est hideux. Des dorures, des bronzes, des lustres, toute l’imagerie du luxe pour les ploucs.
Mais a Macao il y a des gratte-ciel fabuleux. Le centre ressemble a Lisbonne mais tout est inscrit en Chinois sauf le nom des rues et des administrations qui est en Portugais.
La confiserie locale ce sont de tres fines plaques de porc cuites dans du sucre.
J’ai dormi dans le pire hotel de mon voyage mais il est situe dans l’ancienne rue des bordels ( rua de felicidade) avec une enfilade de maisons a un etage aux volets sculptes peints en rouge.

Je me suis fais voler mon appareil photo dans le bateau en revenant de Macao. Probablement par ma voisine quand je me suis endormi. Adieu les photos du Vietnam, de Chine, de Hong Kong,, de Macao, adieu les photos de toutes les postes d’ou je vous ai envoye du courrier, des gens rencontres, des petits autels, des paysages.

Quand j’etais a Macao il y a eu une scene tres curieuse. Sur une place deux activistes (Thibetains ?) avaient etale des premieres pages de journaux dont les titres concernaient les evenements de Lhassa avec dessus des graffitis : Beijing 2008 kills. La police est arrive mais les flics me voyant en train de prendre des photos n’ont pas voulu intervenir en ma presence. Alors ils ont attendu que je parte. Et evidemment du coup je suis reste. Puis tout le monde est devenu nerveux. Les flics qui se sont mis a telephoner. Les contestataires qui savaient qu’ils allaient etre arretes, moi qui pensait soudain que si les policiers me croyaient avec eux je pourrais bien finir au commissariat, voire etre expulse or toutes mes affaires etaient restees a Hong Kong.
Je me suis meme demande si le vol de mon appareil photo dans le ferry pouvait avoir un lien mais c’est une idee un peu paranoiaque.
Le journal en Anglais de H.K. annonce qu’en raison des jeux olympiques le systeme de visa pour la Chine est modifie. En plus restrictif. Bravo l’ideal sportif.]

05 04 2008

08 04 2008

13 04 2008

15 04 2008
[Contient un ’Note book’, décembre-janvier]

18 04 2008

La météo annonce le passage d’un typhon pour dimanche.

20 04 2008

L’ouragan, le typhon qui se dirigeait vers Hong-kong s’est détourné et n’a pas frappé Hong-kong. Il y a eu du vent très fort. Une pluie forte et prolongée. Ailleurs cela a été en Chine des bâteaux de pêcheurs disparus, des arbres tombant sur des voitures. C’est le plus précoce des typhons jamais observés.
Depuis que j’ai vendu l’appareil photo, destiné à remplacer mon appareil volé, et racheté le même qu’à l’origine, je n’ai pris aucune photo.
J’ai fait une traduction du français (et de l’espagnol) en anglais et je vais toucher de quoi payer 5 nuits d’hôtel.

21 04 2008

Il y a Lisa. Elle nettoie les chambres et fait la lessive à l’hôtel. Nous nous disons « good morning » et plus tard dans la journée « hello.
Il y a la marchande de journaux. Nous nous sourions et nous nous disons « good morning ».
Il y a la serveuse du café. On se dit bonjour et elle me sert.
Il y a au bar ’le First cup’ Joyce et Tracy, qui s’aiment, on joue aux cartes parfois, on parle un peu.
Il y a la jeune fille qui s’interèsse à la culture chinoise et aux civilisations anciennes. Petite parenthèse : je joue aux échecs avec Jo qui est lié comme la jeune fille à un homme qui collectionne les jadesanciens. Ils en vendent aussi. Quant à l’authenticité de la chose... Mais ils n’ont pas essayé de m’en vendre. Jo qui est un homme merveilleux d’humour et d’intelligence est un ancien gardien de prison, dont la femme semble être entremetteuse entre des prostituées et leurs clients, fumeur de joint et cheveux longs en queue de cheval.
Et puis dans les rues il y a des jeunes filles hyper-sexys partout.
Et la nuit celles qui me proposent, hélas, des massages.

22 04 2008

22 04 2008

Trouver un pantalon et un t-shirt, c’était facile. Mais ce n’est qu’après l’achat que j’ai réalisé que j’avais acheté le même pantalon que celui que j’avais en France.
La boite en plastique pour le savon c’était plus coriace. Finalement on m’a indiqué l’endroit. En sous-sol d’un immeuble où il y a Agnès B.
Pour la colle à bois, là je galère carrément. Mais ça doit bien se trouver à H-K...

25 04 2008

25 04 2008

28 04 2008

Texte et images 3

02 05 2008

09 05 2008

Et samedi soir une petite fille de 9 ans regarde son carnet de stickers alors je lui en donne une feuille et plus tard elle me demande (en anglais) si elle peut me dessiner et je lui sors tout mon matos, crayons de couleurs, peinture, feutres, gomme et crayon, pinceaux. Et ensuite je la présente à Dorian et nous allons dans une petite venelle où nous lui donnons une bombe de peinture et elle fait un grand graffiti. Et que sa mère est jolie !!!
Dimanche on remonte à 6 le cours d’une rivière et on se baigne dans des cascades, il y a des cigales (elles ne chantent pas comme en France), de superbes papillons, des tortues d’eau, et de drôles de nids de fourmis dans les arbres. On visite un village abandonné. Les portes sont ouvertes et il y a tout dans les maisons. Les chinois ont trop peur des fantômes pour prendre quelque chose. J’embarque 2 livres d’astrologie et un superbe emballage de thé. Marc prend une belle lampe 60’s. Dorian des tasses. Dans une maison il y a un moulin à farine étonnant. Et des vanneries superbes.
Dimanche je vais à l’aéroport pour acheter un billet pour le Népal mais la dame veut que je prenne un aller-retour. Fuck off !!! Sur internet la vente des billets n’a pas marché parce que je ne pouvais donner un téléphone. Je VEUX PARTIR !!!

11 05 2008

13 05 2008

Nous marchions par un sentier de randonnée et nous avons trouvé un groupe de maisons abandonnées. Les portes étaient ouvertes et à l’intérieur il y avait tout. Le mobilier, la vaisselle, la télé, les papiers, les tableaux, la pendule, les vanneries. Boris qui est hongkongais nous a dit : « Il ne faut rien prendre, à cause des fantômes. » Marc a pris une jolie lampe en plastique style années 60 (elle fonctionne). J’ai pris deux livres d’astrologie et un sachet, avec de la poudre blanche dedans que j’ai jetée. Abi a pris de jolies tasses. Le sachet est dans l’enveloppe et Marc veut en utiliser le design pour sa publicité.
La carte sur l’enveloppe je l’ai trouvée par terre en marchant.
Quant au scotch, avec des personnages, c’est une épicière qui me l’a donné, à Hongkok, quand je suis allé chercher de la bière. Les autres voulaient manger des noodles et des fish-balls. Moi j’avais acheté du riz, un potage et de l’oie rôtie (1,8 €) et au milieu de cette ahurissante foule de piétons j’étais allé au 7-eleven prendre les boissons en attendant que leurs plats soient prêts. Autour les écrans géants sur les tours de 30 étages, les magasins de fringues, les boutiques d’électronique. Des centaines de jeunes filles passent en mini-jupe ou dans des jeans ultra-moulants. Le doré sur l’enveloppe c’est un feutre que j’ai acheté hier dans le magasin d’une galerie commerciale de 3 étages au-dessus du métro à la station Causeway Bay. Au-dessus 50 étages. On était allé manger des sushis dans un petit restaurant chinois dont la serveuse doit avoir 70 ans. Assis sur le trottoir avec comme toujours plein d’immeubles autour. Le via Airmail c’est une série d’airmail de différents pays que j’ai acheté je ne sais plus où. Peut-être à Harbour City, un gigantesque immeuble de boutiques.
Je pars surement le 14 mai, jour de mon anniversaire, pour le Népal.

15 05 2008

C’est un bout du carton d’emballage de mon gâteau d’anniversaire.
Aujourd’hui Jo m’a offert un collier de jade qui, m’a-t-il dit, a 800 ans.
En rentrant, très zivre, à la guest-house à 5 h du matin il est arrivé ce que je raconte de l’autre côté [sur le carton]
Une très jolie jeune fille regarde, intriguée, ce que je fais. Elle a une raquette de tennis.
J’ai de grosses difficultés pour avoir un billet d’avion pour le Népal.

18 05 2008

Je me souhaite un bon anniversaire.

[e-mail : et bien voila c’est mon anniversaire aujourd’hui. Enfin, hier il est un peu tard, mais pour vous avec le decalage horaire cela va encore.
J’ai joue aux echecs avec "Jo" qui est un gangster de Hong Kong. Une gentille personne qui fait une emission de television sur la cuisine vegetarienne m’a offert un coup. Et mes copains chinois ont amene un gateau d’anniversaire qui etait une pure abomination.
Je me suis un peu dispute avec Abi qui est Israelien quand on a parle des Palestiniens. On a bu du champagne et fume des substances prohibees. Et Dorian est rentre du Japon et est venu me souhaiter un bon anniversaire. Et Greg qui rentrait lui des Etats Unis m’a donne des bonbons avec le drapeau americain dessus. Je ne mange pas de bonbons. J’ai un an de plus. J’emmerde le Temps.

Ici pas de tremblement de terre mais le journal est empli de terribles photos et nouvelles.
Hier mon partenaire d’echecs favori m’a offert un collier de jade qui, m’a t’il dit, a 800 ans.
C’est la galere pour le billet d’avion et je ne peux plus retirer d’argent avec ma carte je ne sais pas pendant combien de temps.
Donc tout va bien ]

Le Garage L. boulevard Bouche 04300 Forcalquier - 04 92 74 91 87 Suivre la vie du site RSS 2.0