Carnet de voyage 2 Vietnam - Garage L

Garage L

Carnet de voyage 2 Vietnam

Vietnam, printemps 2008

Texte et images 1
10 janvier 2008

Je suis installé dans un hamac (trop petit) face à la mer et je regarde les bateaux de pêcheurs prés de l’Ile du fils. Je suis à Hon Chong au Vietnam. Quand j’ai fini mon enveloppe la dame du café qui est en face de l’hôtel m’a amené derrière la maison et m’a montré le hamac. Sympa.
Ce matin j’ai loué un vélo et je suis allé à la poste. 1Er contact avec la poste vietnamienne. Une des deux enveloppes a été refusé. Elles voulaient que je la mette dans une enveloppe. Alors je suis rodé maintenant. J’ai dit oui, acheté l’enveloppe et je l’ai découpé. Du coup elles ont agrafé la mienne pour être sures que ça tient bien. Mais il y a des photos je crois dedans qui sont désormais inaccessibles. Puis retour à la poste, 7kms avec 2 côtes casse-pattes.
De Sihanoukville au Cambodge j’avais pris un taxi collectif. Il y avait un couple d’Allemands. Lui très gros. Le taxi attendait pour demarrer de trouver 2 autres personnes, ça pouvait durer longtemps et on allait être très tassés. J’ai proposé qu’on paye 3 dollars de plus chacun et qu’on parte tout de suite.
A la frontière vietnamienne on a pris chacun une moto-dop sur 50kms (5 dollars). Paysage superbe.
Et puis je suis dans ce petit village avec une vue sublime, surtout au coucher du soleil. Il y a des singes pas farouches prés du temple de la Montagne et de la mer (temple chinois taoiste).
La seule jeune fille qui parle anglais est très jolie et tient un resto avec ses parents. J’y ai déjà mes habitudes et le chien remue la queue quand j’arrive. Le père se nomme Kim.
J’ai les Pogues dans les oreilles sur mon MP3. Ça va très bien avec le paysage marin, mieux que l’exécrable pop vietnamienne.
Tiens, une poule passe. Ce matin il y avait 2 cochons sur la plage. Une vache montrait à son veau comment se nourrir dans les ordures des restos. La route est défoncée (pas moi, j’ai donné le reste de mon herbe, avant de franchir la frontière, à un Anglais) et les lumières du village s’éteignent à 22 heures.
Dans 2 jours je prends un bus puis un bateau sur une rivière du delta du Mekong et remonterai doucement vers Saïgon (Ho Chi Min ville).

11 janvier 2008

Me voici à Rach Gia. J’ai pris un bus ce matin à 6h, une jeune femme m’a proposé d’aller avec elle à Saïgon mais j’ai décliné l’invitation n’étant pas adepte des amours mercenaires. Le bus a crevé une fois et a roulé à fond pour rattraper son retard entre les motos, vélos, charettes, piètons.
100 kms - 4 heures
Je ne sais dire qu’une seule chose en vietnamien : café au lait. Pas n’importe quel café mais café phi (filtre).
Rach Gia est une ville fluviale, très dynamique. La guest-house est correcte (6 dollars la nuit). Ici les lycéennes portent le aodai, une longue tunique blanche fendue sur les cotés, par dessus une sorte de pyjama. Les postières aussi mais elle est jaune. C’est très joli, cela laisse apparaître un petit carré de peau à la taille très coquin. Il y a beaucoup de femmes très jolies partout, j’adore. Je suis allé au musée fermé hélas, ai bu un jus d’orange sur une terrasse ombragée, ai acheté un crayon, une boite d’aquarelle les gamin de Sihanoukville m’ayant vidé celle que j’avais, quelques bandes de papier brillant, un feutre doré. Pour le feutre la femme qui me l’a vendu l’a fait avec beaucoup de mépris car j’avais omis d’enlever mes chaussures en entrant dans le magasin. Il fait une chaleur épouvantable, humide de surcroit. Tu bois, tu transpire.
Il y a des fruits que je n’avais jamais vus, de petits stands de canards laqué, et la rivière charrie des tas de branches vers la mer de Siam.
Je suis harassé par la température et j’ai complètement foiré l’enveloppe que je voulais faire.
1er contact avec la poste, tranquille. Hop une photo de la poste. Beaucoup de femmes dans la rue porte un chapeau conique de paille tressée.
Comme j’avais refusé d’aller avec elle à Saïgon l’entraineuse m’a dit qu’il n’y avait pas de bateaupour Caman mais ici on me dit que si, il y en a. Et l’on veutr à tout prix que je prenne un bateau rapide. Pas question, c’est trop bruyant.
Le soeur de la jeune femme du resto de Hon Chong s’est marié à 16 ans avec un Norvégien de 60 ans. Elle m’a raconté le froid, la neige, la longue nuit d’hiver, la solitude. Et puis il est mort et elle a hérité et est rentré et a acheté le restaurant pour la famille.
Bon malgré la chaleur un tour dans le quartier du port – un peu craignos avec tout l’argent que j’ai sur moi puis retour au musée.
L’Espérance est un bateau français coulé en 1861 par le patriote vietnamien Nguyen Trung Truc. En représaille la France emprisonna sa famille et menaça de les tuer s’il ne se rendait pas. Il fut alors fusillé. Il y a un temple qui lui est dédié en ville et sa statue en diverses places.
Bon, assez pour aujourd’hui.
F.P

15 janvier 2008

[e-mail : Ah, merci pour les voeux de nouvel an. Et on recommence ici le 6 fevrier pour entrer dans l’annee du rat, Ici ou ? Ici au Vietnam. Du Cambodge je suis passe dans un petit village de pecheurs, Hon chong, puis j’ai rejoint Rach Gia, et aujourd’hui je suis a Camau. Tout cela est dans le delta du Mekong. Il y a des tas de rivieres et de canaux, je voulais arriver par un cargo, une peniche ou un truc du genre mais le slow boat est tombe en panne et j’ai pris une vedette rapide.
Alors je vous autorise tout a fait officiellement a faire tout ce que vous voulez des courriers, contenant et contenu.
Putain de clavier, je galere la, je ne trouve pas les accents et les lettres sont situees differemment.
J’avais ete prevenu que le Vietnam c’est l’enfer pour les voyageurs : gens agressifs, sollicitations permanentes, malhonnetete omnipresente. Je n’ai rencontre que des gens charmants, souriants, aimables, serviables. J’ai joue avec des enfants, zone avec un guitariste, je deviens superbon en mime et en croquis rapides, genre dessiner une vache pour dire que je veux du lait dans mon cafe. D’ailleurs en Vietnamiem je ne sais dire que : cafe au lait et : riz. Que les gens ne comprennent pas forcement le Vietnamien etant une langue a ton (6).
Ravi que les courriers arrivent, j’ai la plus grande inquietude pour tous ceux que j’ai envoyes de Sihanoukville.
Je suis dans un cafe internet bourres de gamins qui jouent en ligne, c’est Dimanche. Mon arrivee a ete saluee par un tas de "hello" rieurs.
Le voyage c’est des doutes, de grandes solitudes, mais plein de petites joies, et j’ai trouve une des cles de l’Asie : sourire.
bon, ciao, bonne annee a vous aussi.

quelle est la date limite de reception de la fin du monde pour vous ? salud companeros.]

A Rach Gia j’ai marché, marché. Et le soir j’ai trouvé un super resto. Riz crevettes braisées avec ail, oignon, coriandre, bière. 1 euro. Tous les clients se sont mis à me regarder. Alors j’ai regardé derrière moi, comme si ce n’était pas moi le spectacle mais quelque chose derrière, ça a provoqué un gros éclat de rire et on m’a oublié. Une moto-taxi m’a amené gratuitement à l’hotel.
Lever 3 heures et demi du matin. Mais le bateau lent pour Caman est en panne. Je zone trois heures dans le café du port et une vedette rapide. Des heures sur l’eau à croiser des rivières, une multitude de canaux. A voir les bateaux de toutes sortes de la grosse péniche aux trois planches mal assemblées, beaucoup de longs canots plats, des femmes debouts maniant 2 rames croisées pour faire avancer leurs esquifs. Des passerelles par dessus les canaux, de 50 cm de large, faites de planches mal jointes où circulent des motos, vélos, piètons, se croisant au dessus de l’eau.
Caman – une venise dont les maison sont faites de planches et de toles près des rivières. Et de hideuses maisons en béton partout ailleurs. L’hotel trouvé (3€50) je pars en balade. Tiens un café internet, rempli de gamins qui jouent en ligne. I check my e-mail. Le Garage L. me propose de mettre mes courriers sur le site. Super. Des voeux de bonne année. Merci. Je réponds sur ce putain de clavier qui ne connait pas les accents. Je m’arrête à une épicerie buvette. Café au lait (cà phê sūa nóng ) et m’aperçois que les stands en face vendent des serpents vivants (pour manger). Et des rats . Brrr !!! Mon guide est totalement obsolète. Rien n’existe encore.
Le soir je retourne au café et des vietnamiens m’invitent à leur table. Mais ils ne parlent que le vietnamien. Le patron m’offre le café.
4 heures du matin. La moto sui devait m’amener à la gare routière n’est pas là. Mais la première qui passe m’y emmène pour 3 fois moins cher.
Journée de bus “t arrivée à Ho Chi Min Ville (Saïgon). J’ai une adresse mais c’est full. Une petite dame me mène à un autre hotel (10 dollars la nuit avec télé, eau chaude, papier cul [depuis le début je me torche le cul avec de l’eau]). Je sors prendre un café et m’engueule avec la tenancière qui veut me faire payer 3 fois le prix, d’habitude, je m’en fous un peu mais là c’est trop gros. L’hotel est dans un dédale de ruelles entre 2 rues. Et le quartier bourré de touristes de toutes sortes. Le soir je mange des fajitas et m’endort devant un match de football Rennes-Marseille (2-1). Au matin la petite dame m’emmène dans une chambre chez l’habitant, une charmante vieille dame. Chambre immense, jolie, eau chaude, télé. 8 dollars. J’offre un café à la petite dame. Il fait déjà très chaud et le Libé que j’ai trouvé me dit qu’il fait 5° la nuit à Marseille. Combien à Forcalquier ? Ici je dors nu, sans drap. Mais mon corps a la trace des hotels bon marché. Piqures de fourmis, de moustiques, de puces.
HoChiMinVille c’est vraiment speed. La circulation est épouvantable, les sollicitations des marchands de rue et des moto-taxis incessantes. Et c’est plutot cher. J’ai déjà envie de repartir mais je vais m’accorcher un peu.
“Je ne vis encore que par la pensée et le regard” (Francis Garnier in Voyage d’exploration en Indochine)
A Cia bye bye

[ écrit sur l’enveloppe]

Le 5 Juin 1866, vers midi, la rade de Saïgon offrait le spectacle assez habituel de deux petites canonnières sous vapeur, faisant leurs derniers préparatifs de départ. Mais à l’animation, à l’émotion des adieux échangés, il étaient facile de deviner qu’il ne s’agissait pas, pour ceux qui y prenait passage, d’un de ces déplacements, d’une de ces séparations, si ordinaire en Cochinchine qu’ils semblent être l’existence elle-même. Les voyageurs allaient plus loin que de coutume : ils étaient chargés de remonter ce grand fleuve dont eux-même, et tous ceux qui les entouraient avaient parcouru si souvent le fertile delta en rêvant...

16 janvier 2008

17 01 2008

C’est une affiche de propagande qui dit : les Américains hors du Vietnam. Je l’ai trouvé dans une galerie qui vend des affiches originales de propagande de la guerre du Vietnam. Très belles en général, si,si,des lithos et des sérigraphies. J’ai juste acheté cette petite reproduction. Elles ne sont pas du tout genre réalisme soviétique mais très douces de couleurs et de sujets. Un artiste peut donc être engagé sans être con.

LA CONDUITE A HOCHIMINVILLE :
Règle n°1 : il n’y a pas de règle
Règle n°2 : plus tu es gros, plus tu as la priorité. Camion et bus, puis gros 4x4 puis voitures, puis motos, puis vélos puis piétons. Je suis piéton c’est-à-dire de la merde.
Règle n°3 : les panneaux routiers sont faits pour décorer les bords des rues, ne pas en tenir compte.
Règle n°4 : les trottoirs sont faits pour garer les motos, étaler les stands, remonter les rues en sens interdits à contre-sens. Le piéton n’y est que toléré.
Règle n°5 : les passages piétons protégés sont faits pour mettre de jolies taches blanches sur la chaussée.
Règle n°6 : pour traverser une rue ou une avenue voir règle n°1 et 2. Seule façon : montrer votre mépris de la mort, traversez d’un pas lent au milieu des véhicules qui vous foncent dessus en klaxonnant.
Règle n°7 : feux rouges, ne pas en tenir compte.
Règle n°8 : pour tourner à bord d’un véhicule couper la circulation hardiment.

Etc...

18 janvier 2008

Ah bordel ! Il y a un karaoké qui a sévi de minuit à quatre heures du matin. Une grosse sono à fond, saturée avec des larsens et des gens qui chantaient faux. D’ailleurs la musique est un point d’incompréhension entre occidentaux et locaux.
Hier aprés-midi, suant après des kilomètres de marche dans les rues je me suis arreté boire un papaya-shake dans un petit café tranquille. Sitot servi, voilà le barman qui met du hard-rock sur la chaine. Puis le personnel s’installe devant la télé pour regarder un feuilleton chinois de wu-shu et je suis pris entre les 2 sons à fond.
Au Cambodge à la guest-house de Sihanoukville c’était le même fossé. Les gens s’installaient le soir pour regarder le coucher de soleil sur la mer et au bout d’un moment, boum, la musique. Et les gens partaient alors, sans que les cambodgiens ne fassent le rapport de cause à effet. Il fallait voir aussi la tête des deux vieux messieurs Suédois qui jouaient au billard quand pour leur faire plaisir on leur mettait du gangsta-rap. Ou bien un soir Xavier avait mis du jazz – cool. A la moitié du 1er morceau les hôteliers l’ont coupé pour le remplacer par de la mauvaise variètè internationale. Le lendemain une vacancière regarde les CD et choisit le même disque de jazz. Au bout du 1er morceau même topo remplacé cette fois par une vedette de la star Academy locale. Et toujours trop fort. Il y avait une lutte sournoise entre vacanciers qui en passant baissaient le volume et les tenanciers du lieu qui l’augmentaient quand ils s’en rendaient vcompte.
Dans les bus locaux j’ai des bouchons d’oreille et parfois je trouve la musique encore trop forte.
Plus l’infernale circulation qui se fait au klaxon, alors il y a toujours du bruit. De 19 heures à minuit ce sont en plus les percussions des jeunes qui s’entrainent aux danses des dragons pour la fête du têt.
Et c’est quelque chose auquel je ne peux rien. Il faut faire avec. Du bruit, du bruit, du bruit.

20 janvier 2008

Allez, refaire son sac, se lever à 6,heures aprés avoir dormi 3 heures et hop ! Un autre bus. 10 heures de route pour faire 300 kilomètres. Avec toutes les frayeurs que peut provoquer doubler en cote dans un virage sans visibilité, ou foncer sur des motos qui doivent descendre sur le bas coté. 10 heures de route et arrivée à Dalat.
Dalat. 1450M d’altitude. La ville des fleurs. Fini les plantations d ’heveas. Terminé les montagnes de caféiers. Ici c’est fleurs et petits légumes. Arbres persistants.
Incryable ! Le soir le centre est piétonnier.J’ai vite trouvé le café des voyageurs. Je suis allé dans un hotel à 5 dollars la nuit.
Ce matin petit déjeuner dans le café tenu par un poête et calligraphe, avec un jardin. Puis dans le hall de l’hotel je travaillais sur l’enveloppe. Ça a intrigué une vietnamienne et nous avons commencé à parler. Puis je l’ai invitée à boire un café et elle m’a amené au bord du lac. Jeune femme de 27 ans. Qui travaille à la gestion des ressources humaines d’un resort, hotel de luxe,(200 dollars la nuit) avec la responsabilité de 170 personnes. Vierge. N’a jamais trouvé l’amour et ne veut pas de rencontres éphémères. Ne boit pas d’alcool. Ne fume,pas. Une nonne laïque.
Donc rencontre basée sur l’échange intime verbal. L’aprés-midi nous sommes allés à la crazy house, une maison délirante, vraiment délirante, faite par la fille du 1er président du Vietnam et où il ya quelques chambres à louer aux formes étranges.
La jeune femme est allée faire son jogging autour du lac. Sans moi, merci.
Et ici, aucun chauffeur de moto ne m’a proposé de fills, ici personne ne m’a abordé pour me vendre de fausses lunettes Ray-Ban, des tickets de loterie, des livres, du poisson séché, de l’opium, des briquets.
Il fait très frais ce soir, j’ai sorti le bonnet et la polaire.
La ville de Dalat a été fondée vers 1860 par un français Yersin, le découvreur du bacille de la peste, n’a jamais été bombardée par les Américains, il y a une cathédrale qui rappelle les églises que l’on voit dans le centre de la France, des villas coloniales. Les immeubles ont des couleurs et pas cet horrible béton brut que l’on voit partout ailleurs.
C’est dimanche. J’ai invité la jeune femme à manger. Aprés je ne la reverrai surement plus, elle bosse 48h par semaine.

22 janvier 2008

Dans la ville de l’éternel printemps
j’ai rencontré une fleur qui se gardait
pour un prince charmant qui n’est jamais venu.

24 01 2008

Dernier jour à Dalat et puis le bus avec les habituelles frayeurs surtout que la pluie s’en mêle. A un moment une camionette devant le bus part en dérapage. Impressionnant.
Arrivée à Nha Trang. Au bord de la mer. Je demande à un moto-taxi un hôtel, il me sort une carte du Palace Hôtel. Normal. Je lui dis que je cherche un hôtel à 5 dollars. Ce sera 6 finalement.
En cours de route dans le bus : sur la route des tours Cham / Passées les montagnes bleues / Les morts peuvent danser
Nha Trang c’est le Nice du Vietnam. Une grande baie, la promenade des anglais, magasins de luxe. Je rencontre dans un bar un français installé pour 6 mois ici, intégré à une famille dans un village de pêcheurs, qui a un apart’ en ville. Il apprend le vietnamien, le parle déjà pas mal, et me dit qu’il a parfois du mal à comprendre les usages et mentalités locaux.
Le soir je craque et mange dans un resto français avec un verre de vin. Bien, bien.
Ce matin pas d’électricité. Pluie diluvienne. Je risque d’être bloqué un moment. Ca ne me paraît pas sur de rouler sous ce déluge. Et le train pourrait bien être bloqué. Ma prochaine étape est à 500 km. Bon le français m’a laissé son téléphone. Je l’appelle plus tard.
Me voilà dans le hall de l’hôtel avec toute la famille qui tient le lieu. Je me fais oublier et observe, quoi d’autre ?

26 01 2008

J’ai rencontré un Français (qui vit en Suisse) installé pour 6 mois à Nha Trang. Nous avons passé la soirée ensemble. Ça faisait 2 mois qu’il n’avait pas parlé Français.
Nha Trang est au bord de la Mer de Chine méridionale. Etre au bord de la mer de Chine, terrible, non ?
J’ai loué un vélo puisque la grosse pluie qu’il y avait depuis 2 jours a cessé et je suis allé voir les tours Cham de Po Nagar, construites entre le VIIeme et le XIIeme siècles.Le royaume Champa regnait de Da Nang à Thra Nang, pirates, pêcheurs et paysans sur 500 kms. Ils étaient Indhouistes. Les Chams qui vivent encore au Vietnam sont maintenant musulmans.
J’ai hâte de repartir, ici c’est vraiment trop touristique, plage et magasins de luxe, mais quel plaisir que d’avoir bu un verre de vin.
Il y a eu une coupure d’électricité. Je suis descendu dans le hall de l’hotel, j’ai joué avec une petite fille et ça a fait rire tout le monde, on m’a offert le thé, une verre de jus de mangue frais, ils ont adoré l’enveloppe que j’ai faite d’après une photo que j’ai prise dans les tours Cham. Je me suis arreté au retour au quartier des pêcheurs. Un bidonville où sechent des poissons et avec des tas de bateaux bleus.
A l’hotel des gens passent acheter des sacs de riz. Je suis le seul client avec une famille chinoise, inabordable hélas.
Les hommes ici glandent et les femmes bossent. Mais du coup c’est elles qui ont l’argent.
Le veilleur de nuit me montre que sur l’enveloppe il devrait y avoir un petit remous autour de la chaine d’ancre. Hop ! Un coup de crayon et il est satisfait.
Et la nuit à la télé la coupe d’Afrique de football. Et les vélos ou motos transportant d’incroyables charges, et las nombreux sourires des gens, et les chapeaux de paille coniques, et certaines jeunes filles si jolies dans la rue, et les endeurs de rue : billets de loterie, lunettes de soleil, briquet, flans, fruits qui toute la journée m’abordent, et le soir les motos-drivers qui me proposent des filles pas cher, de la ganja (no,no, thank you). La vie est incroyablement peu chère, encore les prix sont-ils majorés puisque c’est une ville touristique.
A suivre...

27 janvier 2008

Dernier soir à Nha Trang. Le resto où je vais s’avère être tenu par un français. J’y mange (pour la 1ère fois de vie – j’ai fait un vœu, oui,oui) du barracuda (sauce wasabi). On parle, il a le discours habituel des expats, paternaliste, néo-colonialiste. Le lendemain à midi, les gens de l’hotel m’invitent à manger avec eux : soupe de nouilles plates au bœuf, avec la famille. Pendant que je faisais mes courriers les enfants dessinaient avec mon matériel, ça et d’autres gestes qui m’ont fait intégrer peu à peu leur intimité.
Et ensuite le bus de nuit, bus couchettes. Pendant que je descend pisser un des chauffeurs m’a piqué ma couverture, je me suis un peu caillé. Pour le peu que j’ai pu voir pendant le voyage toute la campagne est inondée.
Arrivée à Hoi An. La moto m’amène à un hotel pas cher. On me demande 10 dollars la nuit. Je remonte sur la moto, le prix tombe à 7 dollars. Je pose le sac et comme toujours commence par une exploration circulaire des rues autours. Je suis à la lisière du marché. Beaucoup de boutiques de tailleurs, des magasins d’objets en marbre (une statue en marbre dans mon sac...euh...no thank you ). Je tombe sur un temple chinois incroyable, et la maison de la congrégation chinoise. C’est une architecture dingue, comme dans les films en costume d’art martiaux. Des dames dans leurs barques me proposent un tour sur la rivière. On verra.
Hoi An, cité existante à l’age du fer, puis centre important du royaume champa a été un port majeur du XV au XIXeme siècles. Les bateaux venaient du Japon, de Chine, du Portugal, de Hollande, d’Espagne, d’Indonésie, de Thaïlande, d’Inde, de France, d’Angleterre, des Etats-Unis. Et en raison du système de vent devaient rester plusieurs mois avant de repartir. Toutes les influences se sont mélées, le pont Japonais n’est pas très loin du quartier Français, l’église est à deux pas de la maison de Diep Dong Nguyen. Des dames passent dans la rue en costumes de soie et chapeau de paille conique, cotoyant les jeunes filles en jean (et masque de tissu pour protéger du soleil, la peau foncée est synonyme de pauvreté), à coté de mères en pyjama. Des vélos, des motos, bien sur.
Bon je file découvrir la poste.
A++

28 janvier 2008

J’ai marché dans les rues de Hoi An, admirant les maisons, les toits, entrant dans les temples chinois de la ville, partout du bois, des volets festonnés, des carpes et des dragons en pierre peintes, c’est une ville admirable. Les magasins vendent de belles soieries, des tableaux en laque, des sculptures. Dans les temples chinois des retables aux figures en bronze de dieux, des statues polychromes baroques et kitsch, des piliers laqués de rouge, des cloques et gongs en bois. J’ai aussi visité la maison du XIXème d’un marchand, melant les styles chinois, japonais et vietnamien, maison toute en bois dont chaque détail est une merveille.
Le soir je mange devant le canal. Des bateaux de pêcheurs bleus se reflètent dans l’eau à la lueur des réverbères. Des jeunes vietnamiens passent et regardent avec envie ces salops de riches occidentaux aux terrasses des restos. J’ai mangé du poisson (red napple ???), pommes de terre à la crème, haricots verts, bu un gin tonic et une bière. 4 euros.
En rentrant à la guest-house nous sommes restés des heures à parler. Une somalienne, une australienne, un Danois et le réceptionniste vietnamien. Plus un Français donc. Encore de la bière, je suis un peu pompette. Avec la télé du hall qui passe des films d’actions américains, plein de coups de feu et d’explosions, "the marine". L’Australienne, jeune, voyage seule, arrive de Pékin. Le Danois et la Somalienne sont pour 6 mois au Vietnam, surtout ici à Hoi An.
Beaucoup de rires, d’anecdotes rigolotes de voyage.
C’est vraiment sympa de rencontrer des gens de partout.

30 janvier 2008

Les blogs de voyageurs ne vous disent jamais, jamais les heures vides d’attente et d’ennui, les blogs de voyageurs ne vous racontent pas la jeune australienne de 19 ans qui pleure dans sa chambre.
Les blogs de voyageurs ont oublié de vous signaler qu’après un mois au Cambodge à vous torcher le cul avec de l’eau et la main gauche quand vous réutilisez du papier toilette ça vous irrite l’anus.
Les blogs de voyageurs ne parlent jamais des incessantes, des innombrables propositions des chauffeurs de taxis qui vous incitent à voir des filles, et des prostituées qui vous abordent et de la frustration de toujours dire non.
Les blogs de voyageurs vous narrent de beaux couchers de soleil et vous donnent le prix des hôtels.
Le vécu et sa narration ultérieure se confondent aisément. Sigmund Freud.

31 01 2008

Oh la la,
quelle terrible
gueule de bois !!!

Texte et image 2

01 02 2008

Et allant manger je discute avec un français et il s’avère qu’il a habité Forcalquier et connait très bien la plupart des personnes que je connais et nous parlons de Renée, Jean-Noël, Patricia, Samuel, Robert et Doris, Noé, Emilia, mais certains aspects de sa vie sont très pénibles à entendre, vraiment très pénibles.

02 02 2008

03 02 2008 (n° 1)

J’ai loué un vélo et je suis allé à la plage. Il faisait un vent très fort et la mer grondait de gros rouleaux. Les dames qui vendent des choses s’abritaient derrière un auvent se lamentant sur cette journée perdue alors qu’elles ont besoin d’argent pour le nouvel an. Des coracles étaient désertés par les pêcheurs.
J’ai marché sur le sable déserté. Des tas de chaussures échouées, des bouteilles, des coquillages. La tête sur l’enveloppe provient d’une chaussure et j’ai ramassé un petit bout de bois. Au loin les îlots se couvraient de nuages.

03 02 2008 (n° 2)

Après la plage je me suis arreté à un café monté sur pilotis au bord de la rivière. Il y avait un poème sur une ardoise accroché à un pilier :
white clouds flowing in the sky
tall grass touching the sky
where I am ?
De l’autre côté de la rivière un buffle agitait nerveusement sa queue et cessait de brouter pour des cavalcades désordonnées.
Le copain sandis a laissé échapper un billet et les gens qui réparaient le petit pont l’ont repêché avec un tube en palstique. Iman, la danoise d’origine somalienne nous a rejoint en moto et nous avons parlé et ri tout en admirant le paysage.
Au retour la jeune femme de la réception qui aime bien chahuter avec moi m’a acheté des cigarettes à moitié prix, je suis paré pour les magasins qui vont tous fermer quelques jours.

05 02 2008

La soirée s’annonçait tranquille et puis la dame de la réception m’a invité, avec Christian (danois), Iman (somalienne), et un américain d’origine vietnamienne, à aller à une fête donnée par sa soeur.
D’abord un bar où l’on a mangé, bu force bières et dansé avec une sono qui m’a rendu à moitié sourd. Puis un autre bar où j’ai joué au billard, mangé du canard.
Puis un karaoké, oui, un karaoké. Là on a bu du cognac, on n’était plus qu’une douzaine et une de leurs amies est arrivée, un lady-boy comme on dit en Thaïlande. Les demoiselles vietnamiennes ne dansaient qu’entre elles et j’ai dansé avec Thanh.
Ensuite un autre bar de nuit et les choses ont tellement dégénéré avec l’alcool, la danse que je me suis retrouvé sur une moto avec le lady-boy puis dans ma chambre d’hôtel et que ce fut pour moi une bien étrange nuit de sexe, dire qu’à 19h je me demandais si j’allais manger du riz et du poulet dans une gargotte locale et que quelques heures plus tard je suis au lit avec une créature, bon c’est comme ça. Mais ce matin la jolie personne me dit I love you et ne se décide pas à partir. Je lui ai amené(e) le petit déjeuner au lit et ne sais plus trop quoi faire. Que les choses soient bien claires : il n’a jamais été question d’argent. Une rencontre insolite et puis voilà.
Au moment de partir sur la moto avec Thanh une vietnamienne m’a dit : « Vous devez être gentil avec elle. » Bien sur que je suis gentil.
L’aventure continue...

05 02 2008

Et vous allez manger, seul, et dans le restaurant une des serveuses a une grâce ineffable alors vous passez au bar et vous buvez des tequilas juste pour pouvoir la regarder ; de loin, et quand vous rentrez à l’hôtel vous passez par le marché ; plongé dans l’obscurité, et les rats détalent sous vos pas et vous leur souhaitez : « bonne année ! »
Et vous rentrez à l’hôtel et vous passez la soirée avec un Norvégien, un Portugais, un Marocain, buvant des bières pendant que la télévision diffuse Ecosse-France de rugby et vous pensez que vous avez pris froid et que vous avez de la fièvre. Et la matin vous vous trainez jusqu’au café où il y a le petit chien qui est toujours content de vous voir arriver et qui aime être caressé et au moment de payer vous réalisez que vous avez oublié votre portefeuille sur le lit avec beaucoup d’argent et votre carte de crédit dedans et le patron vous dit que ce n’est pas grave, vous paierez demain et votre portefeuille est toujours sur le lit.
Et dans la rue la nuit des enfants distribuent des cartes pour un restaurant et vous pensez que vous n’irez jamais manger dans un endroit qui emploie des enfants, et vous avez peut-être tort.
Et toujours, partout, ces dames aux chapeaux coniques portant leurs palanques.
Et tous les prix qui montent, montent, à l’approche du Nouvel An (Têt).

06 02 2008

Après une journée à lézarder et à récupérer de la folle nuit, le soir un très bon restaurant indien et lire. Nous sommes le 6, c’est la veille du Nouvel An, partout se préparent des fêtes et on passe la journée tranquillement, buvant du café, écoutant de la musique sur l’I-pod de l’américain qui a un bon choix très varié, les touristes de l’hôtel nous regardent bizarrement, on est toujours dans le hall, ils doivent penser qu’on est de vrais cons de bloquer ici alors que la ville est si belle.
Les touristes, qui ne disent pas bonjour aux gens de l’hôtel ou dans les cafés et les restaurants, qui ne répondent pas quand un vietnamien leur parle, qui se moquent des moeurs locales.
Allez, prêt pour une nuit de fête !

07 02 2008

Mais : 1er janvier du calendrier traditionnel chinois (et vietnamien).
Après avoir mangé pour très cher une immonde pizza, Christian, Iman et moi sommes allés au Tam Tam Bar. Nous avons joué au baby-foot avec un couple de lesbiennes allemandes, joué au billard avec des néo-zélandais et commencé à picoler des gins et des bières. Après ce fut le feu d’artifice sur la rivière et les parties de loterie et de jeu de fléchettes où j’ai encore gagné de la bière, puis retour au Tam tam avec Iman, puis j’ai essayé de trouver le bar où un vietnamien m’avait dit de le retrouver et là je me suis fini avec un groupe de vietnamiens à l’alcool de riz.
Retour à l’hôtel à 3h du matin en essayant de ne pas tituber et en souhaitant bonne année (chuc nung nam moi avec tout un tas d’accents sur des lettres) aux rats qui filent à mon passage.
Ce matin je croise un vietnamien que je connais et on se ballade avec son neveu de 4 ans. On va dans une famille et je n’arrive pas à refuser les bières. Aux murs de la maison : Bouddha, Ho Chi Min et Britney Spears.
Il faut savoir que c’est un bon présage pour la famille que de recevoir quelqu’un de riche et d’important. Ce qu’est un touriste étranger. Ensuite passage dans un superbe temple chinois où le vietnamien fait quelques dévotions pendant que je garde le petit garçon près du bassin où nage une tortue.
Et retour à l’hôtel où je fais l’enveloppe et un jeune homme qui loge à l’hôtel, un chinois, me prend en photo, ça on ne me l’avait pas encore fait.

08 02 2008

Le matin la dame de la réception m’a offert la petite enveloppe (qui est sur l’enveloppe) avec un billet de 5000 duongs. C’est un présent que les gens se font pour le Nouvel An. Mais c’est assez rigolo que les personnes qui travaillent à l’hotel vous fasse cadeau d’argent.
J’ai fait pareil aux 3 personnes de l’hotel après que chacun d’entre eux m’ait fait ce présent mais avec des billets des 50.000 duongs et 100.000 pour celle qui avait été la plus proche.
La journée du 7 s’est trainée avec le gueule de bois.
Ce matin le serveur du café où je prends mon petit déjeuner m’a invité à aller à la campagne dans sa famille mais j’ai refusé car je sais que cela allait être une journée de beuverie.
Et je suis un peu malade. J’ai pris froid, je tousse et j’ai un peu de fièvre.
Je pars demain pour Hué.

[e-mail : Bonne annee du rat de Hue, la ville imperiale, ou il caille et ou il pleut, la cite imperiale a des fortifications inspirees de Vauban, c’est assez chouquet avec des dragons partout, en porcelaine souvent les dragons sur les toits. La moitie au moins a ete detruite par les Americains mais les Vietnamiens essayent de tout reconstruire a l’identique.
A Hoi Han pour le nouvel an le personnel de l’hotel m’a offert une enveloppe avec de l’argent, usage local, c’est rigolo d’avoir un pourboire du personnel quand on est client.
Et le matin a dix heures j’ai ete invite par une famille, ce qui est pour eux presage de fortune pour l’annee, mais la biere au petit dejeuner j’ai du mal, et impossible de refuser. Bref, tout va bien, a part un tres gros rhume et je vous salue. Fabrice]

11 02 2008

Il y a en ce moment de nombreuses fêtes foraines. Mais on y joue de l’argent. Et on y gagne soit des boissons, soit des billets de banque. L’un des jeux est un avion (un constellation) qui tourne au‑dessus d’une piste où sont marqués des noms de ville du Vietnem. L’avion se pose, roule et s’arrête. Le possesseur du ticket avec le nom de la ville empoche 20000 duongs (la mise est de 3000.)
Bon, je suis arrivé à Hué, la ville impériale. Huan, la Danoise d’origine Somalienne avait soudain décidé de venir avec moi pui a changé d’avis.
Je suis malade. J’ai pris un méchant coup de froid. J’ai quand même visité la cité Impériale. J’avais dormi 3 heures, eu le voyage en bus le matin, ai de la fièvre mais j’ai marché des heures. Il y a les fortifications copiées sur celles de Vauban et d’admirables constructions. Le cabinet de lecture de l’empereur particulièrement est d’une rare harmonie.
La cité impériale a été largement détruite par les Américains pendant l’offensive Vietcong du Tet en 1968 mais est reconstruite peu à peu à l’identique.
La température tourne entre 10° et 15°, hier il pleuvait, aujourd’hui il y a du brouillard.

12 02 2008

Il n’y a plus d’empereur à Hué
Mais toujours des paysans penchés sur leur riz.

13 02 2008

Départ de Hué. Le bus arrive avec une heure de retard. Classique. Ils donnent la même heure à tous les hotels puis font le tour pour prendre les passagers. Sleeping bus. Malheureusement je n’arriverai pas à dormir, la couchette est vraiment trop petite pour moi.
Grands sourires avec de jeunes coréens, petite discussion avec un couple de Françaises, un enfant vomit. Je lis un livre de Morcock à la lampe frontale. Arrivée à Hanoï à 5 heures du matin (on m’avait dit à l’hotel 5 heures de l’aprés-midi, une confusion entre A.M et P.M). Une moto m’amène dans le froid glacial du petit matin à un hotel pas cher. Là on me demande entre 12 et 15 dollars la chambre. Je reprends mon sac. Mais il est de très mauvais présage pour un Vietnamien de rater la 1ere affaire de la journée. Aprés négociation j’ai la chambre pour 10 dollars avec le petit déjeuner et une heure d’internet gratuit. Je pose mon sac et vais au lac Hoan Kiem. Exactement ce que je pensais un groupe de personne pratique le Tai Chi (au son d’une affreuse musique pop locale), un vieux monsieur fait des mouvements d’art martial. Le jour se lève. Je rentre, dors 2 heures et ressors. Un ticket pour le spectacle de marionettes aquatiques. Je commande un tampon avec art postal traduit mais j’ai oublié qu’on ne parle pas la même langue au Nord et au Sud, peut-être qu’à la poste il ne comprendront rien. Je repère un guichet de carte bancaire internationale, prend un café au lait avec des locaux, je baguenaude dans les rues avec le stress de traverser au milieu des motos qui foncent. Il faudra bien aller à la baie d’Along. Ici à l’hotel on me propose 3 jours et 2 nuits en batreau (avec pause marche à pied et kayak) pour 80 dollars. A voir...

16 02 2008

J ’ai essayé par Internet et auprés d’agences de voyage de trouver un cargo ou un portecontainer pour aller de Haïphong (Vietnam) à Hong-Kong (Chine). Mais je n’ai pas réussi.
Je pars Lundi pour 3 jours en visite de la baie d’Along, avec kayak dans les iles et trekking au parc national de l’ile de Cat Ba. Ça me laissait 2 jours seulement pour aller trouver un bateau à Haïphong vu le temps de faire la visa pour la Chine.
Alors j’ai réservé un bus pour Nanking ou quelque chose comme ça en Chine, payé pour le visa qui bizarrement est moins cher avec sortie et re-entrée, et vogue la galère, le 23 je serai dans l’empire du milieu et il faudra que je me débrouille pour aller à Canton en train ou bus, puis idem pour Hong-Kong. Et pourquoi vouloir à tout prix aller à Hong-Kong ? Parce que j’y ai l’adresse du club d’échec et aussi je veux aller jouer dans un casino de Macao. Les voyageurs ont parfois d’étranges motivations.
Et je vais passer ma journée comme hier, au lit sous la couette, et est-ce aujourd’hui que la France joue au rugby pour le tournoi des 6 nations ?
Les hopitaux Vietnamiens sont débordés, les enfants et les vieillards meurent de froid, plus ceux qui sont brulés ou intoxiqués par des moyens de chauffage improvisés.
Donc : rien à signaler, je vais me recoucher

19 02 2008

Installé dans le hall de l’hôtel, le personnel venant voir ce que je fais, la jeune fille de la réception me demandant de lui réaliser une aquarelle et je lui promet de lui envoyer quelque chose de Chine ou d’ailleurs. Je suis à l’ile de Cat Ba, dans la baie d’Along.
Alors la baie d’Along, ben c’est super beau, la 8eme merveille du monde oui peut-être aussi. Avec le ciel plombé et le brouillard les ilots et les iles étaient fantomatiques. Comme un rêve etc.
J’ai fais du kayak avec un Brésilien, mangé avec des Allemandes et je me suis soulé avec des Russes au whisky à bord du bateau. Au départ on m’avais mis avec un Chinois mais j’ai refusé de dormir avec lui dans un seul lit et ill en a fait autant et on lui a mis un matelas par terre avec ses copains. Le soir après le repas le personnel a mis du karaoké mais la réaction générale a été brutale et ils ont du renoncer à la soirée karaoké.
Aujourd’hui les Chinois sont furieux. On leur a vendu dans le tour une visite à l’ile aux singes mais le guide dit que ce n’est pas compris. Ils sont trois et ne l’ont pas laché une minute, coup de fil à Hanoï, protestations. Ils ont finalement gain de cause.
Aujourd’hui trekking dans la montagne dans le parc national de l’ile de Cat Ba. Le groupe a laché en cours de route et seuls 2 Autrichiens et moi avons été jusqu’au bout. Ça a un peu dégouté ceux qui renonçaient de me voir continuer en fumant une cigarette. J’ai vu des arbres à lichee, du manioc, des fougères, des pins et une profusion de plantes dont j’ignore le nom. Et du haut de la montagne une vue somptueuse sur Along Bay. Des verts, des gris, des ilots au loin. Franchement c’est aussi beau que je l’imaginais. J’ai refusé d’aller à l’ile aux singes. Je sais ce qui m’y attend : des singes obèses qui viennent mendier des bananes aux touristes.
Pendant le trek les Chinois et les Vietnamiens n’arrêtaient pas de hurler pour l’écho. Fatigant. Heureusement qu’ils ont renoncé en cours de route.
Bon je vais aller me ballader dans le village, voir les barques des pêcheurs en osier tressé, trouver la poste.

20 02 2008

En allant au musée, fort interessant le musée et avec d’émouvants documents de la lutte contre la colonisation française, une petite expo sur une civilisation recemment découverte, des bronzes incroyables, des bois sculptés extraordinaires etc, en allant au musée je suis passé devant le centre culturel français qui annonçait pour le soir même le vernissage d’une expo sur l’imagerie populaire.
Un vieux monsieur, assisté d’un traducteur, qui est le dernier à fabriquer ces images, 4eme génération de graveurs, dont les enfants et petit-enfants travaillent dans son entreprise qui sera donc perenisé, nous a expliqué les techniques employées (par exemple pulvériser une décoction de coquillages sur le papier), les sujets exprimés, légendes ou faits historiques, ou petits contes etc. Passionnant. Après un verre de Cellier des Dauphins et des chips et me voilà embarqué dans une discussion quasi incompréhensible avec 2 Vietnamiens. J’aurais bien parlé avec des français mais ils en étaient à « la mise en abîme » et c’était trop pour moi.
A l’hotel on essaye encore de me vendre des tours, des voyages, ils commencent sérieusement à me gonfler. La nuit de l’eau se met à couler sur le lit. Je le déplace et décide de changer d’hotel. J’en trouve un mieux pour le même prix et au moment de payer celui que je quitte on me compte un petit déjeuner, 2 dollars de taxes. Au petit déj’ on m’avait proposé une dame célibataire qui cherchait un mari. Bref Ciao l’hotel.
Je suis passé de la rue des étameurs à la rue des drogueries à l’angle avec la rue des articles pour les autels. Pavillons en soie brodés, encensoirs, statuettes de dieux chinois etc.
Je marche au ralenti ce matin, me sens plutot faible. J’ai acheté une écharpe en laine. Faut que je me renseigne pour partir.

22 02 2008, Hanoï

Ouf, j’ai mon visa et je pars demain matin pour la Chine. Mais mon visa de 3 moism’oblige à sortir et revenir 2 fois. Une fois à Hong-Kong, c’est bon, c’était prévu. Mais la 2ème – 24 heures au Laos ou en Birmanie ? Je verrai, ce sont les aléas du voyage.
Je n’ai pas réussi à trouver de l’argent chinois, je vais débarquer à Nanning sans Rimibis, et l’on accepte pas les paiements en dollars là-bas. L’aventure... euh... le voyage continue. Quand même ça me fait chier de ne pas avoir réussi à trouver un bâteau de Haiphong à Hong-Kong.

22 02 2008, Hanoï

De retour à Hanoï, où brille le soleil et où il fait plus trop froid. J’écris avec mon nouveau stylo, un Mont-blanc, 3 euros et demi, trouvez l’erreur. Mon stylo bille et mon stylo plume se sont tous les deux cassés dans mon sac. Je les ai remplacés par ces Mont-blanc contrefaits représentants la terre et les océans.
Je suis installé à la terrasse d’une galerie d’art, près du Temple de la littérature. Jolie phrase, non ?
Et le bilan de la baie d’Along. Et bien disons que les vietnamiens n’ont pas réussi à gâcher le voyage. Mais que de disfonctionnement partout et tout le temps !
Hanoï, le retour. La pollution, le bruit incessant des klaxons, le stress pour traverser les rues... Allez. Demain je pars en Chine.

[e-mail : Ah la galere, pas moyen d’ouvrir la lettre. Pas facile avec toutes les instructions en Chinois. Je pars dans une demi-heure pour Hong Kong, la ville verticale. Il m’est arrive quelques belles aventures ici a Yangshuo, d’autres plus tragiques, le courrier vous racontera cela.
Je devrais aller au Thibet dans un peu plus d’un mois. Pas sur que cela sera possible vu les evenements, la zone est bouclee et interdite au tourisme desormais. Sur internet je n’arrete pas de me faire censurer en allant chercher des infos.
En face de l’hotel ou j’attends le bus de nuit un jeune homme fait ses exercices de kung fu face a un arbre, belle image.
Prochain courrier de Kwoolon, whaoooooooouuuuuuuu !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! ]

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